Une conversation avec Ken Wapnick: Il suffit de ne pas le justifier!


Le 3 septembre 2012

Par sudugan
 

Je me suis rŽcemment assise de nouveau pour interviewer Ken Wapnick pendant une classe d'une semaine ˆ l'AcadŽmie de la Fondation pour Ç Un Cours en Miracles È ˆ Temecula, en Californie. Je suis toujours en train de considŽrer les messages trs utiles et guŽrissant de la semaine o Ken a soulignŽ, entre autres grands thmes, l'importance de rŽorienter le but des questions apparemment spŽcifiques qui semblent surgir dans nos vies pour renforcer le mensonge accompli de sŽparation de l'ego ˆ nous retourner au preneur de dŽcision dans l'esprit et le choix de regarder avec l'enseignant du doux pardon. Nous demandant ˆ chaque instant si nous devons nous ranger avec ce sentiment, avec le jugement et la pensŽe qui poursuivra l'objectif de la guŽrison de notre esprit divisŽ ou nous plonger plus profondŽment dans le rve d'exil deamour qui comprend tout.


Dans cette conversation Ken parle de l'idŽe que nous portons tous des Ç sacs pour prendre È imaginaires remplis avec les problmes, les souvenirs, et les griefs que nous utilisons pour justifier notre conviction que nous existons sŽparŽment, mais que ce n'est pas notre faute. Lorsque la culpabilitŽ inconsciente de croire avoir rŽussi la sŽparation d'avec Dieu sՎlve dans notre esprit, nous en nions la responsabilitŽ en allant dans notre Ç sac pour prendre È pour quelque chose sur quoi la bl‰mer (projeter). Le pardon de ce qui n'a jamais ŽtŽ est vraiment un processus d'apprentissage de reconna”tre que nous ne sommes jamais dŽrangŽ par le contenu de notre Ç sac pour prendre È. Nous sommes contrariŽ parce que nous avons choisi de nous ranger du c™tŽ de lÕenseignant intŽrieur de sŽparation coupable au lieu de celui de l'enseignant intŽrieur d'amour innocent.


Ken parle aussi ici de l'importance d'apprendre ˆ tre patient avec nous-mme et faire confiance que la guŽrison se produit, mme quand nous ne ressentons pas un sentiment de paix. Nous ne devrions pas sous-estimer la profondeur de notre peur inconsciente de revenir ˆ l'esprit, ou notre attirance ˆ bl‰mer les circonstances extŽrieures pour une condition ​​intŽrieure. Nous devrions essayer de nous permettre doucement d'tre lˆ o nous sommes dans le processus de dŽfaire sans juger ou de se le permettre. Il suffit de regarder comment nous trouvons difficile de s'abstenir ˆ terminer la phrase Ç Je suis dŽrangŽ parce ce que ____________ È avec une cause extŽrieure.


Comme toujours, je suis profondŽment reconnaissante pourenseignement clair, inspirant et consistant de Ken, sa gentillesse inŽbranlable, cohŽrente, et sa prŽsence Ždifiante.


J'ai eu une pŽriode tumultueuse dans une relation particulire et ce fut aidant pour moi quand vous m'avez demandŽ comment serait ma vie sans cette relation. En examinant cette question je suis venu ˆ voir que l'absence de paix que je ressentais nՎtait pas causŽe par la relation. Elle existait avant la relation. Je voulais simplement bl‰mer la relation pour cet Žtat intŽrieur.


C'Žtait dans votre Ç sac pour prendre È.


Oui. Aujourd'hui en classe, cՎtait la premire fois que je vous entendais utiliser cette analogie, mais c'est vraiment utile et vrai. La faon dont nous fouillons dans notre sac ˆ trucs pour les problmes chroniques que nous utilisons afin de rendre le rve de sŽparation rŽel. Donc, la comprŽhension que mon manque de paix ne vient pas de cette personne dans mon sac Ç pour prendre È mais de mon esprit, m'a beaucoup aidŽ. Cela a vraiment dŽvoilŽ ˆ quel point je suis dans le manque et combien je suis contrariŽe que mes besoins ne se soient pas rencontrŽs. Donc, je vois la relation de moins en moins comme la cause de ma dŽtresse, mais je me sens toujours rŽactive, mme si je ne passe pas ˆ lÕaction. Cela devient trs fatigant. Avez-vous quelques conseils pour ceux d'entre nous qui tentent de le surmonter; voyant que la relation n'est pas la cause du problme, mais pas encore en mesure de ressentir la paix?


Comme je le disais ce matin, l'essentiel est vraiment de comprendre que le problme n'est pas le sympt™me qui se prŽsente, que ce soit au sujet d'un enfant, d'un mariage difficile, un problme de santŽ ou de formation professionnelle. Ce n'est pas la question et aussi rapidement que possible vous voulez arriver ˆ la vraie question qui est que je ne suis pas en paix ˆ cause d'une dŽcision que j'ai prise, de la personne avec qui je vis, de mes enfants ou ma santŽ, etc. Et vous savez, au fond, que c'est tout ce qu'on nous demande de faire. Lorsque le Cours parle dÕun petit dŽsir, c'est vraiment la volontŽ d'examiner ce qui se passe rŽellement, de regarder le problme tel qu'il est et non pas de la faon dont je l'ai montŽ.


Le surmonter signifie que vous faites votre part et puis vous attendez. C'est presque comme si vous Žtiez dans un orchestre et vous attendez que le conducteur donne le signal de dŽpart. Vous commencez ˆ jouer seulement au bon moment, jusqu'ˆ ce que le conducteur vous l'indique. Ce n'est pas que JŽsus ou le Saint-Esprit orchestre nos vies, mais tout consiste au bon moment choisi (dans la musique et la vie). Donc, vous faites de votre mieux pour rester calme dans la situation, et puis vous faites confiance. Et la confiance devient de plus en plus forte et vous entendrez un signal s'il y a quelque chose que vous devez faire sur le plan comportemental. Il est Žvident quÕen tant que personnes, en tant que corps, nous devons faire quelque chose. Si vous tes dans une relation qui est difficile, vous devrez peut-tre avoir ˆ prendre une dŽcision s'il y a lieu de partir ou de rester et qui mnera ˆ d'autres Žtapes.

 

L'idŽe est de faire confiance quÕil y a un processus dont vous n'tes pas en charge. Et puis aussi longtemps que vous pouvez rester calme et dans votre esprit juste, ce qui signifie ne pas juger, ne pas le justifier Ð vous le saurez. Mais encore une fois, parce que je pense toujours musicalement, c'est vraiment faire confiance que lorsque le conducteur indique le temps, vous serez lˆ, et puis passerez ˆ l'Žtape suivante. Vous connaissez la leon du Livre d'exercices Ç Je cŽderai le pas et Le laisserai me guider dans la voie È ? Eh bien, cŽder le pas signifie que je fais juste prendre soin de mon esprit. Je retire mes projections. Ce n'est pas que je vais reculer par rapport ˆ mon ego, mais je prendrai du recul de mes projections et cesserai de les attribuer ˆ des causes extŽrieures. Et puis ayez confiance que la rŽponse viendra.

 

JÕai plus de succs avec la confiance, mais je suppose que je suis frustrŽe ou jÕai parfois l'impression que je fais quelque chose de mal parce que je ne ressens pas toujours la paix, ou je la sens que trs temporairement. Je regarde et ne le justifie pas, mais je ne me sens pas aimante et cela me fait sentir coupable. Je suppose que je souhaiterais pouvoir sentir le soulagement. Je me sens toujours ˆ l'intŽrieur du jugement, mme si je sais que ce n'est pas justifiŽ.


Je pense que c'est normal. Mais vous voulez essayer de ne pas y donner suite.


Et ainsi vous avez confiance que la guŽrison se produit, bien que vous ne le sentiez pas nŽcessairement.
 

Vous savez, le Cours dit quՐtre prt n'est pas ma”triser. Vous n'avez pas besoin d'tre parfaitement prte. Vous n'avez pas ˆ avoir ma”trisŽ quelque chose pour en tre prte. Vous ne devez pas tre parfaite.


Eh bien, c'est un grand soulagement! :-)


Dans la mesure o vous le pouvez, essayez de ne pas justifier les projections, c'est tout. L'autre chose que je dis souvent est de revenir encore aux leons, ˆ la leon 5, Ç Je ne suis jamais contrariŽ pour la raison que je pense È et la leon 34, Ç Je pourrais voir la paix au lieu de cela. È


C'est tellement utile. Eh oui, vous dites que le dŽfaire se produit, bien que je ne le ressente pas.


Oui. CÕest seulement lui faire confiance.


Ce que j'ai vraiment remarquŽ par moments est un rŽel sentiment de ce vide. Parce que tous les r™les qui semblaient si importants pour moi - mre, conjointe, Žcrivaine, fille, Žtudiante et enseignante dÕÇ Un Cours en Miracles È semblent vides et instables par moments. Je ne pense pas que j'Žtais consciente de ce vide avant le Cours. Je pense que c'est ce sentiment d'tre poussŽ dans le vide par notre croyance en la sŽparation de notre Source, pris sŽrieusement. Il y a des moments o je sens un rŽel sentiment de panique autour de cela. Est-ce logique?


C'est le cas. Je pense que ce que vous dŽcrivez est vraiment le problme de tous. Vous savez ce que le Cours appelle particularitŽ provient d'un manque peru en nous-mme, un sentiment de quelque chose qui manque. Et ainsi vous voulez le remplir et vous le remplissez avec tous vos diffŽrents r™les dans le monde. Et c'est le mensonge. Le mensonge que je me sens vide parce que j'ai choisi de me sŽparer du tout. Et plut™t qu'accepter de lÕavoir fait et puis faire quelque chose ˆ son sujet, je justifie donc la projection. Le problme c'est que nous allons dans le Ç sac pour prendre È pour quelque chose qui nous remplira et nous le justifions et argumentons quand le vrai problmeest que je suis vide ˆ l'intŽrieur et que rien au-dehors ne me comblera.


J'ai l'impression de prendre quelque chose dans le Ç sac pour prendre È et que je ne peux le retenir Je n'en ai plus ni l'Žnergie ni la foi. Je sais que a ne fonctionnera pas. Donc, ce n'est qu'une partie de la dŽsillusion qui nous motive peut-tre ˆ demander pour un meilleur moyen?


Oui, c'est comme une pŽriode de transition o maintenant vous voyez ˆ travers l'ego, mais vous  n'tes pas encore prte ˆ accepter quelque chose de mieux pour vous-mme. C'est l'idŽe que le Cours ne cesse de rŽpŽter que nous sommes citoyens de premire classe et que nous continuons ˆ vouloir la citoyennetŽ de deuxime classe. Pour tre un Fils de Dieu signifie ne pas tre de seconde classe, mais de premire classe et ne pas possŽder ce vide.

 

Merci. La question suivante est autour de cette idŽe entire de particularitŽ. JÕen suis consciente maintenant ˆ la fois dans ma soif d'attention, d'approbation, de soutien, tout ce manque, et puis aussi le revers de la mŽdaille, la nŽcessitŽ d'avoir des choses qui m'attaquent et me fassent dŽfaut pour que je puisse justifier d'tre une victime. Je sais que a me cause de la douleur, mais quand je pense ˆ l'enseignement du Cours qui dit ne pas pouvoir nous Žveiller en tant qu'individus - je ne peux mՎveiller comme Susan - je deviens paniquŽe. Donc, il me semble que je devrais seulement me concentrer ˆ pardonner ce qui semble tre devant ma face ˆ chaque instant. Bien que nous devions garder la mŽtaphysique dans notre vision pŽriphŽrique, dans la pratique, on ne peut pas traiter avec le tout.

 

Juste. Vous vous occupez seulement de tout ce qui arrive. Mais vous devez conna”tre la mŽtaphysique parce que c'est ce qui vous donne une base pour vouloir pardonner, pour vouloir laisser aller vos projections. Vous avez besoin de comprendre o cette pratique se dirige, mais vous n'avez pas besoin de tout lÕanalyser. Dans un sens lorsque vous travaillez avec vos projections, vous voulez venir de la perspective que la relation est dŽjˆ guŽrie, il vous suffit de la rattraper. La guŽrison ne signifie pas nŽcessairement de demeurer avec quelqu'un, mais que dans votre esprit, c'est dŽjˆ guŽri parce quÕavec elle vous atteignez un endroit de paix. Vous savez dŽjˆ tre lˆ, mais vous pensez tre ici de sorte que vous avancez ici alors qu'une partie de vous sait que c'est dŽjˆ fini, guŽri, et complŽtŽ. Et c'est vraiment utile.


Est-ce une partie de la fatigue que je ressens? Tout l'effort qu'il faut pour essayer d'en faire encore une rŽalitŽ quand, en vŽritŽ, c'est dŽjˆ fini?


Oui. Vous nÕavez pas ˆ rŽparer votre relation avec votre enfant, votre corps, votre conjoint ou votre emploi, il vous suffit de parvenir ˆ la paix en vous-mme. Et puis, ˆ la suite de cela, vous saurez quoi faire.


J'ai quelques questions posŽes par d'autres Žtudiants du Cours et une d'elles porte sur ​​la section Ç Le Test de vŽritŽ È au chapitre 14 o il est dit Ç si tous ceux qui te rencontrent ou qui pensent seulement ˆ toi partagent ta paix parfaite, alors tu peux tre sžr que tu as appris la leon de Dieu, et non la tienne. Ë moins que tout cela soit vrai, il y a dans ton esprit de sombres leons qui te blessent et te freinent, toi et tous ceux qui tÕentourent È. Si je prends cela ˆ la lettre, en regardant la faon dont une relation particulire semble encore me bl‰mer, par exemple, a doit signifier que je suis encore en train de projeter. La majoritŽ du Cours parle de la faon dont tu as seulement ˆ traiter avec ton propre esprit, mais cela semble laisser entendre que nous savons que notre esprit est guŽri ˆ cause de la faon dont les autres se comportent. Pouvez-vous expliquer ce que cela signifie?


Cela a ŽtŽ soulevŽ beaucoup au fil des ans. Je pense qu'il est utile de penser ˆ JŽsus, comment les gens n'Žtaient pas paisibles autour de lui dans les rŽcits bibliques. Et ce que j'ai toujours dit, c'est que la raison pour laquelle ils lÕavaient ainsi attaquŽ Žtait ˆ cause de cette paix parfaite. Ils ont senti la paix parfaite et ne l'ont simplement pas acceptŽe. Leur manque de paix ne l'a pas diminuŽ ni lui, ni sa paix; ils ont rŽagi parce qu'ils ont senti quelque chose de diffŽrent ˆ son sujet.


Quelque chose de menaant ˆ l'ego.


Juste.


Ainsi, tout comme le Cours dit toujours, nous ne sommes pas responsable pour l'attaqueego ou les rŽactions de quelqu'un d'autre, seulement la n™tre?


Oui. Et ceci bien sžr suppose aussi que si je ne juge pas les gens, c'est l'Žtat de paix. C'est vraiment la description de la personne paisible.

Donc, je ne percevrais pas les rŽactions des autres comme rŽelles, personnelles ou en train dÕattaquer?


Juste.


Je sais que le Cours parle toujours de changer l'esprit, non le corps, mais c'est une autre question qui revient sans cesse avec les Žlves. Si la dŽtŽrioration inŽvitable du corps humain et la mort Ç prouvent È le mensonge de l'ego qui dit avoir mis en marche la sŽparation d'avec Dieu, est-ce que la guŽrison du corps Ç prouve È que ce n'est jamais arrivŽ et corrige la croyance? Est-il toujours bŽnŽfique pour notre chemin dÕexpiation de regarder aux miracles physiques?


Tout cela ne fait que donner de la rŽalitŽ au corps. Si vous savez que vous n'tes pas un corps quelle diffŽrence cela fait-il si votre corps a un cancer ou un orteil cassŽ? C'est une faon trs subtile de rendre le monde rŽel et ensuite essayer de prouver que le Cours est vrai parce que quelque chose se passe dans la forme. Et c'est trs dangereux parce que son vŽritable objectif est de rendre le corps rŽel.


Et si le corps est rŽel, l'esprit ne l'est pas?


CÕest juste.


Voici une autre question ˆ propos de la rŽsistance. Parfois il semble que ma rŽsistance au Cours augmente en proportion directe avec mon attirance pour la mŽmoire de l'Amour rŽel et complet dans l'esprit juste. Donc je suis coincŽ dans un va-et-vient entre la bienveillance de l'esprit juste et la mŽchancetŽ de l'ego. Je sais que vous en dites long sur la faon de savoir si vous faites des progrs avec le Cours quand vous reconnaissez que le Cours vous parle en tant que dŽcideur, non comme soi personnel. Je mÕen rends compte. Mais je me demande si jamais je cesserai cette volte-face. Je veux dire, combien de temps est-ce que je dois continuer ˆ le faire?


Rires.


Vous n'allez pas rŽpondre ˆ cette question n'est-ce pas? Mme pas si je dis s'il vous pla”t?


Je pense quÕil est utile de se souvenir de cette ligne dans le Cours que je cite toujours. Ç Tu dois regarder le problme tel qu'il est et non pas de la faon dont tu lÕas montŽ È. Le problme tel qu'il est, c'est que vous avez peur. Vous avez peur de l'amour, peur de perdre le contr™le, peur de vous perdre. C'est a le problme. Et puis vous rŽalisez que votre rŽsistance est une sorte de moyen de vous protŽger, de ne pas vouloir vous laissez aller. Donc, vous devez en tre conscient, mais si vous vous voyez aller et aller, et que rien ne change, il est Žvident que vous avez tout simplement trop peur. Il suffit donc dՐtre gentille avec vous-mme. Et encore une fois, ayez confiance dans les rŽsultats.


Vous savez, quand j'Žcris un article pour le bulletin, ce nÕest pas comme si je m'assoyais et jՎcrivais. Je sais que l'article est dŽjˆ Žcrit et quÕil me suffit de trouver les diffŽrentes pices et les mettre ensemble comme un casse-tte. Et donc je ne l'Žcris pas dÕun seul coup. J'Žcris une partie ici, je reois une partie lˆ, je vais prendre une marche et je reois une pensŽe et je lՎcris. C'est comme trouver une autre pice du casse-tte et puis une autre. Il s'agit d'un casse-tte quelque part qui possde dŽjˆ une image complŽtŽe.

 

Et ainsi, utilisant cette analogie, il y a une partie de votre scŽnario dans lequel vous avez trouvŽ la paix dans cette relation, peu importe comment elle se termine dans la forme, vous le savez en quelque part et lui faites confiance. Et si beaucoup de temps semble avoir lieu avant que quelque chose se produise et vous ne sentez pas la paix, vous devez alors vous dire : j'en ai simplement peur. Et c'est tout. Il n'y a rien d'autre que vous devez faire. Soyez seulement gentille, sachez que vous avez peur en ce moment, mais vous trouverez les morceaux par la suite, et nÕinventez pas dÕhistoires.


DÕaccord. J'ai beaucoup ŽcoutŽ ce que vous avez dit au sujet des besoins personnels et mettre les autres en premier dans nos relations comme correction ˆ toujours le faire ˆ notre sujet. Mais on m'a appris ˆ toujours mettre les autres en premier et il est difficile pour moi de faire la diffŽrence entre le fait dՐtre dans le besoin et quand il est correct de dire non.


Eh bien, vous ne pouvez pas nier les besoins que vous avez, mais vous n'avez pas ˆ les justifier. C'est la mme chose avec la colre. Vous apprenez ˆ dire que je ne suis pas f‰chŽe parce que cette personne m'a coupŽ dans la circulation ou cette personne m'a dŽu dans une relation ou mÕa dit quelque chose de mŽchant, mais parce que j'ai choisi de me sentir coupable et maintenant je le projette sur vous. C'est la mme chose avec les besoins. J'ai un besoin qui vient de mon choix pour la culpabilitŽ que j'ai projetŽ sur vous. Si je pouvais choisir l'amour de Dieu tout le temps, je n'aurais pas besoin d'avoir ceci ou cela ou faire ceci ou cela. Mais c'est vraiment ardu et de la fausse insistance. Il est prŽfŽrable de simplement accepter lˆ o vous tes et tout bonnement essayer d'tre paisible.


Et me rappeler encore une fois que je ne suis jamais contrariŽ pour la raison que je pense?


Oui.


Vous avez aussi beaucoup parlŽ ˆ propos d'tre gentil avec tout le monde et tout. Je me suis fait piquer par une araignŽe dans ma maison rŽcemment et cՎtait une sorte de morsure venimeuse qui finit par provoquer certains mauvais sympt™mes. Avant cela, j'avais essayŽ d'tre gentille avec les araignŽes en capturant celles que je trouvais dans la maison et les rel‰chant ˆ l'extŽrieur, mais maintenant je suis en train de rŽexaminer cette politique. Donc, si vous avez quelque chose ˆ tuer, comment le faites-vous sans malice, sans renforcer l'idŽe de bien et de mal, l'idŽe de diffŽrences provenant de l'idŽe de la sŽparation?


Tuez l'araignŽe ou prenez un exterminateur si vous devez. C'est un autre exemple de ce que nous disonstre simplement normale. Mais essayez de le faire sans colre. Certaines personnes pourraient tre en mesure de parler ˆ l'araignŽe et l'araignŽe s'en irait. Mais si cela ne fonctionne pas, tuez l'araignŽe et ne soyez pas en colre ˆ ce sujet, ne vous en sentez pas coupable, essayez de ne pas tre mŽchante. Vous pouvez parler ˆ l'araignŽe, vous pouvez lui dire que vous tes dŽsolŽe, tout ce qui peut fonctionner. Soyez normale, mais aussi gentille et douce que possible dans le processus.


JÕai choisi d'tre vraiment impliquŽe dans la campagne prŽsidentielle il y a quatre ans et jÕai quelque peut jeter l'enseignement de pardon du Cours par la fentre pendant au moins quelques mois dans ce domaine de ma vie. Je reconnais que a m'a fait mal, et je me suis rŽcemment vu le faire de nouveau, Žtant attirŽe encore autour de la course ˆ la prŽsidentielle de cette annŽe. Je n'ai vraiment pas envie de faire la mme chose cette fois-ci. Comment les Žtudiants du Cours des deux c™tŽs de l'allŽe peuvent-ils demeurŽs dans la justesse dÕesprit pendant la campagne cet automne?


Il n'y a rien de mal ˆ soutenir un candidat, travailler pour ce candidat ou voter pour ce candidat aussi longtemps que vous le faites avec dignitŽ. Vous n'avez pas ˆ faire partie du lancement de boue qui se passe. Il est Žgalement correct de ne pas s'impliquer. Il n'y a ni raison ni tort, et vous n'tes pas mieux en choisissant de participer ou non. Vous pouvez participer ˆ n'importe quelle forme sans perdre votre dignitŽ, y compris une guerre, sans perdre la conscience de votre soi vŽritable, sans perdre votre paix intŽrieure, et sans le faire ˆ propos de l'un ou l'autre. Bien qu'au cours dÕune Žlection lÕun gagne et l'autre perd, vous ne devez pas vous y identifier.


Vous savez que vous m'avez entendu parler de la diffŽrence entre les prŽfŽrences et les investissements. Vous pouvez avoir une prŽfŽrence pour qu'un certain candidat gagne mais vous ne devez pas avoir un investissement dans le rŽsultat. Vous ne renoncez pas au Cours ni ˆ la pratique du pardon pendant que vous les supportez et vous ne bl‰mez pas les gens qui pensent diffŽremment. Vous faites ce qui semble juste de faire mais il y doit avoir une partie de vous qui sait n'y avoir aucune diffŽrence en la vŽritŽ. Vous pouvez jouer au jeu de la forme dans le rve sans jouer au jeu du contenu, la croyance au systme de pensŽe de l'ego de pŽchŽ, culpabilitŽ et peur dŽcoulant de la croyance erronŽe de sŽparation dans l'esprit.


Vous pouvez toujours voir la paix au lieu de ceci et tre gentil avec tout le monde impliquŽ?

Oui.


Traduction libre par Stella Pilon Ð dŽcembre   2012